mercredi 17 janvier 2018

Émilie V.





Les indiens d'Amérique avaient une croyance selon laquelle être pris en photo pouvait amener à se faire voler son âme. Peut-être que  « voler » est un terme un peu fort, mais je suis à peu près sure que si la personne prise en photo est sincère vraie et donc disposée à être elle-même, on peut lire en elle presque comme dans un livre ouvert. Pour avoir fait l’exercice, je peux dire que c’est dur de se trouver devant un appareil photo et d’être soi, on a l’impression d’être à poil et de devoir montrer toujours plus, on se sent comme propulsé et on doit se débrouiller pour combler un vide imaginaire, c’est l’impression que j’ai à chaque fois que je me trouve devant l'objectif; c’est incontrôlable et complètement incommodant. En tant que photographe, j’ai compris que tout n’était qu’une histoire d’empathie avec son sujet. Si tu veux que l’être humain que tu photographie te donne quelque chose tu dois être honnête non seulement avec toi-même mais avec lui aussi.
J’ai retrouvé ces photos dans mes archives, elles datent de 2009. Elles illustrent exactement le fait d’être profondément sincère et positif avec quiconque se trouverait face à son appareil photo pour le photographier. 


Émilie, son visage doux et harmonieux dégage une certaine délicatesse. Elle a de la grâce, être devant l’objectif incite parfois à jouer un rôle, elle a choisi de révéler son côté féminin. Un brin de ricil, une coiffure faite au pied levé, elle est belle. 





Elle elle n’est pas sure d’elle, c’est palpable au bout du capteur, elle se cache derrière une espèce de regard mi- ténébreux mi- vague et tout de suite après elle explose de rire de cette situation assez peu ordinaire ; elle est sincère, sensible. Son corps mince mais ferme et empathique force l’admiration et attise forcément les convoitises, elle est forte et disciplinée. Ses yeux sont un grand bleu faisant chavirer les âmes facilement, c’est évident; et en même temps ils révèlent aussi quelque chose de sombre et d’enfoui, c’est surement personnel.
A la fin elle stoppe tout et badine avec moi, friponne !
Je lui autoriserais tout, elle le sait... alors se jouer de moi en fin de "séance" c'est de bonne guerre ;)



 






"She's my muse. Her emotions and gestures inspire me a lot. I have no more words for it, she speaks to me in images."

@+





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